Manipulation politique ou exercice de détournement d’attention de Xavier Bertrand.
Le très en vue ministre des catastrophes annoncées, Xavier Bertrand, dans une intervention dimanche au Grand jury RTL-Le Figaro-LCI a de nouveau tenté de défendre l’indéfendable incurie de son ministère sur le dossier du Chinkungunya.
Argument suprême : « "Il faut reconnaître que notre système de veille n'est pas assez tourné sur la prévision", a-t-il dit, tout en soulignant qu'il figurait parmi "les meilleurs du monde". Aucun système de veille sanitaire dans le monde n'est d'ailleurs très performant en la matière, a relevé le ministre. »
Premier point : « …..Notre système de veille n'est pas assez tourné sur la prévision…. »
C’est un gag !
Je vous livre l’une des définitions de la veille : Activité qui consiste à étudier des informations stratégiques pour permettre d'anticiper des évènements.
Anticiper ce n’est pas prévoir ?
Donc notre système consiste à étudier le nombre de malades déclarés mais pas à mesurer l’accroissement des vecteurs de la maladie en l’espèce ici le moustique !
Il va falloir que les éminents spécialistes du ministère de la santé et de l’institut de veille sanitaire aillent faire un stage dans les délégations départementales de l’équipement.
(Juste mise en exergue de ceux que depuis trop longtemps on accuse, sur le bord des routes, de regarder passer les voitures comme les vaches regardent passer les trains.)
Chez ceux (que d’aucun continue d’appeler cantonnier) on ne compte pas les routes verglacées, on surveille la météo et on met les moyens de prévention idoines en place.
Chez EDF on anticipe la mise en service de tranche en fonction des prévisions météorologiques.
De qui se moque t’on !
L’Institut de veille Sanitaire n’est donc qu’une chambre d’enregistrement mortuaire : Monsieur le Ministre aujourd’hui la tendance mortelle de telle ou telle épidémie s’accroit dangereusement !
Trop tard !
Deuxième point : «…. Aucun système de veille sanitaire dans le monde n'est d'ailleurs très performant…. »
Quel que soit le sujet c’est toujours la même grosse ficelle qui est utilisée !
Détourner l’attention de l’auditoire en comparant la situation française aux situations « analogues » chez nos voisins.
Et tout y passe la croissance économique, la précarité, le chômage, le taux d’alphabétisation, le taux d’usage du preservatif, le nombre de détenus préventifs,
Le jeu consiste à faire travailler conseillers et autres conseilleurs : « Messieurs trouvez-moi la liste des pays européens où le taux mortalité routière est plus important que le nôtre, je dois passer à la TV ce soir.
Regardez nous avons beaucoup de morts sur nos routes mais en Italie c’est pire
Pitié ! Arrêtez de nous prendre pour des imbéciles, nous connaissons le truc, nos enfants essaient régulièrement de nous faire le coup.
- Pas terrible ton devoir, qu’est ce qui t’est arrivé ?
- Oui mais les autres c’est pire !
Avant le Français avait tendance à allez voir si l’herbe était plus tendre ailleurs, les politiques passent leur temps à lui dire qu’elle est pire.
Bilan : A force de comparer, on ne réfléchit plus aux raisons pour lesquelles l’herbe est plus verte ou moins verte sous nos pieds.
Regardez nos politiques se moquent de nous mais ailleurs, c’est pire !
Au fait vous êtes sûr que c’est pire ailleurs !

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